Web 2.0 <br />kesako ?

Web 2.0
kesako ?

 

Utilisé à tort et à travers dans la presse et les sites spécialisés, le terme « Web 2.0 » (prononcé Web deux point zéro) a envahi la toile depuis quelques années. Détourné de son sens initial à des fins marketings, le terme « Web 2.0 » décrit en réalité plusieurs phénomènes distincts qui marquent une évolution dans les rapports entre Internet et ses utilisateurs.

Standardisation du Web : normes W3C, WAI et balisage sémantique

Le premier phénomène majeur qui marque la rupture entre « l’ancien Web » et le « Web 2.0 » se situe avant tout au niveau de la conception technique des sites Web. Pour éviter le bricolage que fut le Web à ses débuts, des organismes sont apparus pour tenter de mettre en place des normes de développement afin de garantir l’accessibilité du Web au plus grand nombre. Ainsi, les pratiques obsolètes ont été petit à petit remplacées par une approche nouvelle, plus respectueuse des internautes.

Le « Web 2.0 » s’adapte aux contraintes des utilisateurs, qu’elles soient techniques ou physiques, pour permettre une meilleur accessibilité à l’information. Un ensemble de standards, présentés sous formes de recommandations, ont ainsi été créés par le W3C (World Wide Web Consortium) afin de définir les bonnes pratiques du Web. Séparation de l’information et de la mise en page, conception des documents selon des règles syntaxiques et sémantiques, prise en compte des caractéristiques techniques des utilisateurs… autant d’éléments ignorés il y a quelques années et pourtant indispensable pour garantir une visibilité maximum sur le Web.

Interfaces plus ergonomiques : sites XHTML, CSS, AJAX

Le deuxième phénomène lié au « Web 2.0 » est l’apparition d’interfaces plus ergonomiques, plus fluides. Longtemps oublié en termes d’ergonomie, le Web tente aujourd’hui de rattraper le retard qu’il a par rapport aux applications traditionnelles hors-lignes. L’apparition de nouveaux usages technologiques ont permis la mise en place d’interfaces plus riches offrants toujours plus de fonctionnalités.

Principal responsable de toutes ces évolutions, l’AJAX (Asynchronous Javascript And XML), est en réalité le regroupement de plusieurs technologies qui, une fois associées, permettent d’exploiter des possibilités jusqu’alors sous-évaluées. Glisser-déplacer, complétion automatique, mise à jour des informations sans rechargement de la page…autant de fonctionnalités réservées il y a peu aux applications hors-lignes. Cependant, les navigateurs Web ne sont pas plus limités que les autres applications, ils sont simplement sous-exploités. Cet éveil technologique apporte aujourd’hui une nouvelle dimension au Web qui apparaît plus fluide et plus puissant que jamais.

Les internautes véritables acteurs du Web

Le dernier phénomène qui marque l’avènement du « Web 2.0 » est directement lié aux rapports entre les internautes et le réseau Internet. Portés par le succès éclatant des blogs, forums et autres sites communautaires, les utilisateurs se sont petit à petit imposés en tant que principaux créateurs de contenu. Fini le temps où les internautes étaient cantonnés au rôle de lecteur passif. Au fil des années le Web s’est recentré sur l’utilisateur, lui offrant la possibilité de réagir, proposer son point de vue, commenter l’actualité...

L’apparition de ces nouvelles sources d’informations a générée l’arrivée massive de nouveaux contenus qu’il a fallu apprendre à maîtriser. Dorénavant les contenus sont étiquetés en fonction de leurs thèmes, les flux d’informations sont standardisés et réutilisables en dehors du site émetteur, la mise en avant des informations varie en fonction des internautes…autant de pratiques qui permettent aux utilisateurs de s’y retrouver et les laissent libres de parcourir le Web comme ils le souhaitent.

Au-delà de l’instrumentalisation marketing du « Web 2.0 », ce phénomène traduit donc une véritable prise de conscience autour du Web et de son utilisation. Principal moteur de cette révolution : la volonté de faire du Web une aventure humaine avant tout.

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